dimanche 29 septembre 2013

TCA : un handicap aussi pour l'entourage ...

Si ces maladies sont dures à vivre pour les personnes en souffrant, il est tout aussi difficile de l'accepter pour l'entourage du/de la malade. Alors que ces troubles nécessitent un soutien et une écoute à grande échelle, en passant par la compréhension, les familles et les amis ont plutôt tendance à réagir à l'inverse, en exprimant une colère, voir une déception, apportant indirectement un jugement sur l'anorexique le/la boulimique et l'hyperphagique, ce qui, sans le savoir, a des conséquences encore plus tragique, et renferme dans la maladie.

En effet, il n'est pas simple de voir quelqu'un à qui l'on tient se détruire ainsi au quotidien et risquer sa vie par
un comportement qui peut sembler étrange aux yeux des autres. Mais il est très important de garder constamment en tête que ces TCA sont DES MALADIES.

Voici quelques conseils afin d'accompagner votre proche au ong de cette souffrance et l'amener grâce à votre soutien vers la guérison :

Tout d'abord, lorsque cette personne se confie en vous, raconte cette maladie qui le/la  fait souffrir, il est capital d'éviter à tout prix la colère, qui aura pour effet de  renfermer le/la victime de TCA dans sa maladie, et ne plus jamais réussir à aborder ce sujet avec. Alors même s'il est difficile de comprendre et surtout d'accepter, prenez sur vous, faites cet effort pour son bien.

Ensuite : L'ECOUTE, élément capital dans le processus de guérison. Chaque fois que vous sentez que quelque chose ne va pas, ou que la personne ressent le besoin de se confier, amenez-le/la à s'ouvrir à vous, à vous exprimer son ressenti et montrez-lui votre soutien, que vous serez là pour l'accompagner jusqu'au bout.

Il faut aussi éviter de culpabiliser la personne via des "il faut faire des efforts", "c'est à toi d'arrêter de manger" ou à l'inverse "de te forcer à manger". Et bien non, malgré les apparences, il n'est pas si simple pour ces malades de se forcer ou de s'empêcher de manger, cela demande une force mentale inimaginable.

Et pour finir, il faut impérativement éviter, pour les boulimiques par exemple, de l'empêcher d'accéder aux placards ou au frigo chaque fois qu'une "crise" prend place, ce qui n'aura pour effet que de fragiliser ses nerfs, le/la renfermer, et accentuer la crise, qui coûte que coûte aura bien lieu et sera beaucoup plus forte. Il faut laisser faire tout en accompagnant, en discutant et en encourageant par des "c'est pas grave, cette fois-ci tu as cédé, mais la prochaine fois tu seras plus fort(e) que cette crise".
Pour un(e) anorexique, ne pas l'obliger à rester à table pour vider son assiette, car si elle le fera devant vous pour "calmer le jeu", sachez que les anorexiques ont des tendances à "évacuer" comme les boulimiques lorsqu'elles considèrent la prise d'aliment trop excessive, même si à vos yeux elles n'ont quasiment rien avalé.
Donc en trois mots : NE PAS FORCER.

Gardez toujours en tête que ce ne sont que des maladies, que ces personnes doivent combattre au quotidien comme n'importe quelle autre maladie.

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